Passer à l’en-tête Passer au contenu Passer au bas de page

Sommeil

< retour aux articles

Bébé qui pleure, nuits sans sommeil

Il ne fait aucune doute que les pleurs et le sommeil sont les deux préoccupations premières des parents. Et pas seulement ceux du bébé. Voici quelques pensées d'une maman.
Points de vue : 0

N'oubliez pas que tous les bébés pleurent à un moment ou l'autre

Certains bébés pleurent plus que d'autres, même s'ils sont en parfaite santé et si leurs parents savent ce qu'ils font. Le temps que passe votre bébé à pleurer chaque jour peut être inférieur à ce qui vous semble.

Même si vous avez l'impression que votre bébé pleure 24 heures par jour, si vous notez avec soin ses épisodes de pleurs, vous constaterez qu'ils sont discontinus. Bien entendu, votre sentiment d'impuissance et de frustration vous donne l'impression que votre bébé pleure sans fin.

Le cycle de sommeil d'un bébé

Le cycle de sommeil de votre bébé évolue naturellement au fil de son développement. Le nouveau-né n'a pas encore acquis un cycle circadien normal divisé entre jour et nuit; il alterne entre le sommeil et la veille tout au long du jour et de la nuit, peu importe ce qui se passe autour de lui. Ce n'est pas avant le quatrième mois que le bébé moyen passe la plus grande partie du jour éveillé et dort de plus en plus longtemps à la fois la nuit.

À cet âge, ses cycles physiologiques — changement de la température corporelle, rythme cardiaque, excrétion de l'urine, par exemple — sont mieux régulées. Le moment où l'enfant commence à faire ses nuits coïncide avec l'apparition du rythme jour-nuit et la sécrétion dans son corps d'une importante hormone, le cortisol, qui contribue à réguler le métabolisme.

Dormir ne s'enseigne pas

Vous ne pouvez pas enseigner à votre bébé à dormir la nuit; ce n'est pas quelque chose qui s'apprend. Le moment venu, l'horloge interne de votre bébé régulera toutes ses fonctions vitales en un cycle circadien harmonieux, plus prévisible.

Sommeil partagé

Bien des parents ont remarqué que le fait de dormir avec leur bébé réduit la fréquence de ses éveils la nuit, ce qui aide les parents à se reposer. La plupart des parents décident qu'ils dormiront mieux si l'enfant se trouve dans une autre pièce; ils l'installant donc dans un lit à barreaux dans la chambre d'à côté. Effrayé par l'isolement, le bébé se met à pleurer pour faire venir ses parents à lui.

Réveillé par les cris, un parent se lève et nourrit le bébé, qui se rendort dans ses bras. Le parent remet le bébé dans le lit à barreaux et retourne dormir dans l'autre pièce. Le bébé dort jusqu'à ce que la faim le réveille et que la solitude l'effraie. Le bébé pleure, le parent se réveille et le cycle recommence ainsi toute la nuit.

Au lieu de mieux dormir, le parent finit par dormir beaucoup moins de cette façon que si le bébé se trouvait à portée de bras. Une mère qui allaite au sein peut nourrir son bébé sans se lever, ou même se réveiller complètement. Elle n'est pas obligée de s'asseoir pour attendre que le bébé retombe enfin dans un sommeil profond.

Vous pouvez essayer vous-même cette suggestion en prenant le bébé dans votre lit quelques nuits pour voir si la fréquence de ses épisodes de pleurs nocturnes diminue. Pour faire ce test, essayez de prendre d'abord des notes sur son comportement pour être en mesure de comparer avec fiabilité ses habitudes de sommeil en isolement et dans votre lit.

En répondant pleinement au besoin en proximité du nouveau-né, vous pourriez constater, non seulement que vous l'aider à conserver son énergie pour sa croissance physique et psychique, mais que vous conservez votre propre énergie du même coup.

Bébé gâté?

Allez-vous garder votre bébé en le portant trop souvent, en répondant trop rapidement à ses pleurs ou en prenant l'habitude d'aller à lui dès qu'il se réveille encore et encore au cours de la nuit? C'est ce que craignent beaucoup de parents — surtout si leur bébé est particulièrement exigeant.

La fatigue peut vous porter à croire que vous tombez dans le piège de vous laisser manipuler par votre bébé. Un médecin ou vos proches pourraient même essayer de vous convaincre que c'est effectivement le cas.

Vous vous dites alors : « Je suis peut-être trop mou avec lui. Il faut peut-être qu'ils apprennent qui est le patron. » Du coup, vous arrêtez d'aller voir votre bébé quand il pleure, ou vous le grondez quand il vous paraît trop exigeant. Il pleure alors de plus en plus forts et de plus en plus longtemps.

Des études ont démontré que les parents qui ont le plus peur de gâter leur bébé sont les plus susceptibles de produire des enfants gâtés. En retardant délibérément leur réaction, les parents s'habituent aux pleurs et prennent de plus en plus de distance par rapport à leur bébé.

La confiance du bébé envers les personnes qui s'occupent de lui commence à s'éroder, ce qui le mène à pleurer plus rapidement et à se calmer plus difficilement. Il finit par se développer en un jeune enfant dépendant et excessivement exigeant et anxieux.

L'attitude des parents même pendant la grossesse peut avoir des répercussions sur leur comportement envers le bébé après sa naissance. Une étude a démontré que les futurs parents qui affirment éviter à prendre un bébé par peur de le gâter sont plus susceptibles de produire des bébés qui pleurent longtemps et fréquemment que les futurs parents qui croient qu'il faut réagir immédiatement aux cris d'un bébé.

Les études ont démontré que plus le parent prend de temps à réagir aux cris d'un bébé, plus il faut de temps pour calmer le bébé. Le délai critique pour répondre aux cris d'un bébé est d'une minute et demie. Si le parent prend plus d'une minute et demie pour répondre, le temps nécessaire pour calmer le bébé augmente dans un facteur de trois ou quatre, voire de 50 dans certains cas.

Sandy et Marcie Jones sont les auteurs de Great Expectations : Baby's First Year et de cinq autres ouvrages sur la grossesse et la puériculture, en vente chez Barnes & Noble.

Un article de

Ouvrir une session pour gagner des points de récompense